Madagascar : le courage des Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus

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 Le diocèse d’Albi fait parvenir sur son site internet les vœux des Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus, qui comptent 88 sœurs réparties en 13 communautés à Madagascar. 4 sœurs malgaches sont à Valence d’Albigeois, une sœur est au Canada, deux sont au Burkina Faso et deux autres se préparent à partir au Brésil.  

En Europe et dans les pays occidentaux en général, les conséquences de la covid représentent une épreuve pour beaucoup, tandis qu’à Madagascar, la maladie vient empirer une pauvreté qui était déjà grandissante. En effet, l’économie de Madagascar reposait en grande partie sur le tourisme, secteur qui s’est complètement effondré depuis mars 2020. Comme si cela ne suffisait pas, le sud de la Grande Ile est en proie à une sécheresse, où il n’a pas plu de janvier 2020 à décembre de la même année. On déplore des décès, à cause de la faim, d’enfants et de personnes âgées. D’après Sœur Marie Joséphine Clémence, Supérieure provinciale de la communauté à Madagascar, l’Etat, l’Eglise et les congrégations religieuses s’efforcent d’aider les populations affamées. Cependant, ce fléau est loin d’être résolu.  

Heureusement, l’école a pu reprendre et les Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus ont pu rouvrir leurs établissements pour la nouvelle année scolaire.  

Au sud d’Antsirabe, dans la localité rurale d’Ambohitompoina, sept sœurs tiennent une école et un dispensaire accessibles uniquement à pieds. Les sœurs assurent aussi les mouvements de la paroisse (mouvement eucharistique, filles de Marie, handicapés, jeunes, enfants). 

Cette petite communauté a aussi dû faire face aux conséquences de l’épidémie, et a dû s’adapter, notamment en s’assurant de la bonne nutrition des 69 élèves malgré la fermeture de la cantine. Quand au dispensaire, il accueille principalement les malades les plus graves, car beaucoup d’autres n’osent pas venir de peur de contracter le Coronavirus.   

La communauté d’Ambohitompoina est également en train de terminer la construction d’une église. Les sœurs rapportent leur admiration quant à l’implication des villageois : « La finition de la construction de l’église avance : le dallage et l’enduit sont finis ainsi que la volige au-dessus de l’autel. Les Chrétiens sont très actifs depuis le début de la construction : transport d’eau, de sable, maillons, gravillons, bois… Ils sont généreux en participant financièrement et physiquement ; cela manifeste leur foi». On voit ici l’importance qu’a la nourriture spirituelle pour les habitants d’Ambohitompoina : « l’homme ne vit pas seulement de pain » (Matthieu 4,4).  

S’il est possible pour les sœurs de continuer leur mission, c’est aussi grâce à la générosité, aux prières et à l’investissement de l’association « Enfants-Tana-Maza » qui continue d’envoyer 4 000 euros pour les enfants d’Antananarivo et dAmbohitompoina. Si les concerts annuels ont été annulés, les donateurs sont toujours au rendez-vous !  

Lire les vœux des Filles de la Charité du Cœur de Jésus sur le site internet du Diocèse d’Albi.

Pour soutenir les Filles de la charité du Sacré Cœur de Jésus : Association Enfants-Tana-Maza, 5 rue Alfred de Musset, 81200 Aussillon. L’association émet des reçus fiscaux.  

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