Samedi 13 juin, c’est la Course du Rosaire Vivant ! Pour accompagner notre prière dans l’effort, Monseigneur Benoît Rivière, évêque d’Autun, nous livre quelques versets choisis.
« Courez de manière à remporter le prix » (1 Co 9 ;24)
Être vainqueur, au sens chrétien, veut dire « ne pas décourager les faibles ». Gagner la course et remporter le prix, c’est faire équipe avec les derniers. « Nous sommes super-vainqueurs, dit l’apôtre Paul, grâce à Celui qui nous a aimés ».
« Il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers » (Lc 15,20)
C’est la miséricorde qui court le mieux, car elle voit au-delà des apparences, et elle se précipite par amour au-devant des miséreux pour les embrasser, et les rétablir dans leur vraie beauté.
« Moi donc, je cours ainsi : je ne vais pas à l’aveuglette » (1 Co 9,26)
Mal courir, ou courir à l’aveuglette, ce serait ne pas regarder les autres, rester dans sa petite bulle, considérer le prochain comme un gêneur qu’on tient à bonne distance.
« Ils couraient tous deux ensemble » (Jn 20,4)
À mesure que nous avançons dans la vie fraternelle et dans la foi, notre cœur se dilate et s’assouplit. Le père des moines d’Occident, dans le prologue de sa Règle, dit : « dans l’indicible douceur de l’amour, on court sur la voie des commandements de Dieu. »
« Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He 12,1)
Persévérer est affaire de plaisir peut-être, mais aussi d’ascèse durable, de connaissance ajustée de soi-même et d’une sage estime de nous-même et de nos limites.
« Entraine-moi après toi, courons ! » (Ct 1,4)
Reçois, dans l’écoute de l’Esprit-Saint, le chemin de vie pour ton âme, car l’âme ne vit pas d’athlétisme forcenée mais de charité.
« Ne courez pas après d’autres dieux pour leur rendre un culte » (Jer 35,15)
Demande-toi au lever du soleil et quand tu commences ta journée, si tu veux aimer réellement et proprement ou si tu préfères t’occuper seulement et tristement de tes petites affaires.
