19 Jan 2026

La Bienheureuse Pauline Jaricot fêtée à Lorette

Une trentaine de personnes a fêté la Bienheureuse Pauline Jaricot, vendredi 9 janvier à Lorette, sa maison lyonnaise. Chapelet, messe et spectacle des Allumettes ont rythmé la soirée consacrée à cette laïque inspirante !
Interview intemporelle de Pauline Jaricot avec Les Allumettes - Sous le préau de Lorette, le 9 janvier 2026.

Une trentaine de personnes a fêté la Bienheureuse Pauline Jaricot, vendredi 9 janvier 2026 à Lorette, sa maison lyonnaise. Chapelet, messe et spectacle des Allumettes ont rythmé la soirée consacrée à cette laïque inspirante !

La ferveur était perceptible dans la chambre de Pauline, où s’est réunie l’équipe lyonnaise du Rosaire Vivant. Après la prière du chapelet, l’assemblée a gagné la chapelle Sainte-Philomène pour une célébration eucharistique, présidée le Père Richard Ngweli, chapelain de Lorette.

Les participants étaient ensuite invités à entrer dans la maison et à se regrouper en bas de l’escalier, où Pauline Jaricot accueillait ses visiteurs. Accompagné tout au long du parcours par l’icône réalisée pour la béatification en 2022, le public a suivi la déambulation en cinq tableaux du trio des « Allumettes ». Celui-ci était mené par Anne d’Harcourt (dans le rôle de la conteuse), avec Véronique Mellies (dans celui de Pauline) et Martine de Langre (en journaliste).

Interview intemporelle 

Le premier tableau a évoqué sa conversion à 17 ans, suite au sermon de l’Abbé Würtz sur la vanité et la coquetterie, à St-Nizier. Pauline renonça alors à ses jolies toilettes et adopta la tenue des ouvrières de l’atelier de son père. « Je suis Jésus, reconnais ma voix » lui fut-il donné d’entendre à Fourvière, lorsqu’elle prononça un vœu de chasteté, « afin d’être l’épouse de Jésus-Christ dans le monde », en 1816.

Dans la salle de la Propagation de la Foi, il fut question du « Sou de Pauline », une démarche de crowdfunding (financement participatif) avant l’heure car nous étions en 1822 ! Elle sut convaincre ses amies « Réparatrices du Cœur de Jésus » de mettre de chaque semaine de l’argent de côté et de trouver 10 personnes pour faire de même mais aussi de prier pour la conversion des peuples. Pauline avait « une âme de feu » ? « Je n’ai été qu’une allumette qui a allumé le feu » disait-elle.

« Le Rosaire est vivant par la communion de celles et ceux qui y participent »

La prière, « Royaume de Dieu intérieur », est la source de son engagement et l’eucharistie, « sacrement de l’amour infini », sa force. Pauline lance en 1826 le « Rosaire Vivant », en s’appuyant sur le même principe que pour le « Sou pour la Mission ».

Les Allumettes ont évoqué la dégradation de sa santé, dix ans plus tard. C’est une femme quasi mourante qui arriva à Mugnano, en Italie. Sa guérison miraculeuse dans le sanctuaire dédié à Sainte Philomène la poussera à faire construire la chapelle actuelle, reproduction en miniature de l’église italienne.

Animée par un christianisme social, Pauline, en « apôtre de la classe ouvrière », acheta ensuite une usine, espérant améliorer les conditions de travail. De cette nouvelle œuvre qui annonçait la Doctrine sociale de l’Eglise, le Curé d’Ars, dont elle était proche, dit prophétiquement : « Nul doute que le Diable vous fera payer la facture ». Isolée, Pauline sera effectivement escroquée puis ruinée.

La déambulation s’est terminée dans la chambre où mourut Pauline à Lorette. Pour les Allumettes, elle ne doit pas sa béatification au succès de son œuvre mais aux nombreux combats spirituels et sociaux menés de front par cette femme de réseaux.  

Claire Rocher

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