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8 avril 2020

Burkina Faso: l'appel du cardinal Ouedraogo, atteint du covid-19

Testé positif au covid-19 lundi 30 mars 2020, l’archevêque de Ouagadougou, le cardinal Philippe Ouédraogo, a été pris en charge par les autorités sanitaires. Depuis le centre médical, il lance un appel à la solidarité régionale et internationale pour la prise en charge des nombreuses victimes de la pandémie.

Le cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou au Burkina Faso, a d’abord exprimé dans une lettre en date du 6 avril 2020 «toute sa gratitude» envers les manifestations de solidarité et de compassion reçues après qu’il a annoncé être atteint du covid-19.

Dans ce message adressé au diocèse de Ouagadougou et publié par l’épiscopat burkinabè, le cardinal remercie les collaborateurs de l’archevêché, les évêques, la nonciature, les religieux et surtout, les médecins, «qui ont agi avec altruisme et professionnalisme».

«Beaucoup se sont manifestés – parents, amis, connaissances de toutes les confessions religieuses – par le biais du téléphone et de messages, me suggérant des remèdes et organisant des neuvaines de prière pour la guérison», témoigne l’archevêque, qui précise ainsi que «cela n’arrive pas qu’aux autres».

Offrir cette épreuve au Christ

«Tout comme Jésus Christ a offert sa vie sur la Croix pour la rédemption du monde, avec Lui et après Lui, j’offre volontiers ce moment d’épreuve et surtout ma prière quotidienne à toute personne malade de Covid-19 ou souffrant d’autres affections ; pour que cessent tous les meurtres d’innocents par les forces du mal ; et pour la réconciliation, la justice et la paix au Burkina Faso», a ajouté le cardinal burkinabè dans sa lettre.  

Face à l’urgence des moyens à mettre en œuvre pour sauver les nombreuses vies humaines touchées par le virus, le cardinal Ouedraogo exhorte donc le plus grand nombre à s’unir «pour vaincre ce terrible fléau, dont les effets sont clairement visibles sur la santé, sur les plans socio-économique, culturel et spirituel».

À ce jour au Burkina Faso, 364 cas de personnes atteintes du virus ont été confirmés, 18 décès sont à déplorer.

Enfin, depuis le 10 mars et la détection des deux premiers cas dans le pays, l’épiscopat burkinabè a préconisé plusieurs changements dans la vie de l’Église locale: les fidèles doivent désormais s’abstenir des poignées de mains et accolades lors de la Paix du Christ, la communion ne se fait plus qu’à la main, tandis que tous les fidèles infectés sont priés de s’abstenir de prendre part aux célébrations eucharistiques jusqu’à leur guérison.  Il n’y a par ailleurs plus d’eau bénite à l’entrée des églises, celle-ci n’est désormais utilisée que lors des rites d’aspersion. 

(via VaticanNews, 07.04.20)

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