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9 décembre 2020

Partir en volontariat au Togo

Anne-Laure est partie en 2019 à Sokodé, au Togo comme volontaire de solidarité internationale avec la DCC. Elle témoigne de son cheminement et de spiritualité.

Partir en volontariat a été pour moi un cheminement progressif qui s’est dessiné au fil des années. Je voulais sauter le pas pour donner de mon temps et me mettre au service de mon prochain. J’avais aussi la curiosité de découvrir une autre culture et vivre ce temps en étant en réelle immersion. Des proches m’avaient parlé de la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération), je me suis donc rapprochée de cet organisme et j’ai rapidement été séduite par ses valeurs humaines et sa volonté de développer des projets au service d’une dynamique locale.

En mai 2019, c’est le grand départ pour Sokodé, une ville située dans la région centrale du Togo. Je suis partie en tant qu’infirmière, après avoir travaillé cinq ans au CHU de Nantes. Depuis, plus d’un an maintenant, je travaille au centre médical « La Source » qui a été créé il y a 10 ans par « la communauté du Puits de Jacob », une communauté française basée dans un premier temps à Strasbourg.

Au début de mon volontariat, j’ai parfois été déroutée et démunie face à l’arrivée de patient dans un état de santé très précaire, mais aussi face à un système de santé beaucoup moins protecteur que celui que je connaissais en France. Au centre médical, l’accompagnement des patients se veut complet avec l’apport de soins de qualité et une prise en charge physique, psychique et spirituelle. L’ambiance y est très chaleureuse avec ses patients qui portent des pagnes colorés, les sourires des enfants qui montent jusqu’aux oreilles mais aussi toutes ces interpellations que j’ai vite adoptées : « tantie », « cousine », « maman ». La notion de famille est belle et bien présente ici. Il n’est pas rare non plus de se faire bénir par les patients et ce quelle que soit notre religion.

La religiosité y est omniprésente, les togolais mettent la présence de Dieu dans toutes les petites choses du quotidien. Je me souviens de mon premier trajet en taxi-brousse où nous étions cinq passagers sur la banquette arrière, je découvrais l’état des routes mais aussi la conduite togolaise, je n’étais pas des plus rassurée. Un enfant était là, dans la voiture, je lui ai demandé son prénom, sa réponse m’a marqué : il s’appelait Godwin, ce qui signifie « Dieu gagne », je pouvais donc avancer dans ma mission en toute confiance ! Et comme on dit en à Sokodé en pays tem, Essowazi : que Dieu vous bénisse !

Via la DCC.

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