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29 juin 2020

Pandémie: soutien des Œuvres Pontificales Missionnaires au Tchad et au Kenya

Le fonds d'urgence institué par le Pape pour soutenir les diocèses en difficulté face au covid est utilisé à bon escient.

Le diocèse de Doba, au Tchad, a vu ses écoles, églises, locaux publics fermer leurs portes pour contenir la pandémie

Des aides lui ont été adressées, notamment pour soutenir la radio diocésaine La Voix du Paysan qui joue un rôle important, souligne Fides, « pour conserver la foi et les rapports entres les membres de la communauté catholique » en proposant « des émissions religieuses, la prière du chapelet et la transmission radiophonique de la messe. Elle a en outre contribué à sensibiliser la population, en particulier en zone rurale, en grande partie analphabète et marginalisée, aux mesures de prévention sanitaire ».

« Les frais de gestion de la station sont lourds pour le diocèse, fait observer Fides, surtout en cette période attendu qu’il est également nécessaire de pourvoir à la subsistance des opérateurs pastoraux, du personnel engagé dans le domaine éducatif et sanitaire, en ce que, avec la fermeture des lieux de culte et la suspension des activités pastorales, les ressources des paroisses, fondées uniquement sur les offrandes des fidèles, ont pratiquement été réduites à zéro. »

 

Au Kenya, de nombreux diocèses isolés ont pu être soutenus

De nombreux diocèses ont été durement touchés par l’isolement imposé par les autorités afin de bloquer la pandémie et ont donc demandé le soutien du Fonds des Œuvres pontificales missionnaires afin de répondre aux besoins de base des familles et des personnes les plus faibles. Il fallait aussi venir en aide aux   prêtres et religieux qui avaient perdu tout moyen de subsistance avec l’annulation des messes et donc des quêtes paroissiales.

Le diocèse de Nairobi, qui prodigue son aide en faveur des plus faibles et des familles en difficulté en particulier dans les bidonvilles, « est devenu une source d’espérance et un lieu de refuge pour de nombreuses personnes ».

Le diocèse de Nyahururu s’est lui aussi vu attribuer des aides « en vue de l’acquisition de biens de première nécessité pour les familles ».

Le diocèse de Lodwar, qui comprend une zone au climat particulièrement inhospitalier, avait déjà fait l’expérience de catastrophes au travers des inondations qui avaient détruit personnes et biens avant l’arrivée du Covid-19. Il avait maintenant besoin d’aide « afin de garantir le fonctionnement des activités diocésaines et paroissiales d’évangélisation  ainsi que pour l’assistance des familles nécessiteuses ».

Dans le diocèse  de Kitale, dans lequel la majeure partie de la population est au chômage et vit dans la pauvreté, les aides demandées seront utilisées pour acquérir des vivres et les distribuer aux enfants des familles pauvres, pour soutenir les activités éducatives et catéchétiques, pour l’approvisionnement en eau et pour l’acquisition d’équipement de protection sanitaire.

L’évêque de Marsabit, l’un des diocèses les plus pauvres du pays, a, lui aussi, besoin « d’avoir des vivres pour les catéchistes et pour leurs familles en vue des activités éducatives et pour le programme de la radio diocésaine ».

D’autres aides ont été transmises par le Fonds des Oeuvres pontificales missionnaires

  • au diocèse de Kisumu – » en vue de l’acquisition de vivres et de denrées de première nécessité pour les plus pauvres afin de soutenir les activités pastorales et pour l’assurance médicale des prêtres » 
  • au diocèse de Mombasa – qui les emploiera « au profit des enfants pauvres et de l’orphelinat outre la subsistance des prêtres » 
  • au diocèse d’Homa Bay – qui a « des difficultés particulières à soutenir les prêtres, les maisons de formation et le Petit Séminaire de Rakwaro, et doit assurer le fonctionnement du centre catéchétique et aider les communautés religieuses ».

Enfin, le vicariat apostolique d’Isiolo emploiera quant à lui les aides obtenues du Fonds d’urgence des Oeuvres pontificales missionnaires « pour couvrir les dépenses courantes des institutions diocésaines et assurer la subsistance des prêtres et des religieux ».

©Anita Bourdin / Zenit

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