25 Fév 2026

[Sacrée Mission] Madagascar - Cyclone Gezani : l'Église au secours des victimes

Romaric Bexon a développé les conséquences dramatiques du cyclone Gezani qui a frappé Madagascar le 11 février 2026.

Mercredi 25 février 2026, Romaric Bexon, dans sa chronique “Sacrée Mission” sur RCF Notre Dame, a évoqué les conséquences dramatiques du cyclone Gezani sur la Grande Ile.

Il y a quelques jours, l’île de Madagascar a été touchée par le cyclone dans la nuit du 11 février. Cet évènement climatique a été d’une rare intensité, touchant principalement la ville et la région de Tamatave. Après une quinzaine de jours, le pays essaye de se relever de cette catastrophe qui affiche un lourd bilan matériel et humain.

La ville de Tamatave ou Toamasina a été frappée de plein fouet. On pense qu’au moins 75% des habitations ont été endommagées voire tout simplement détruites. Les derniers bilans parlent de 62 décès, tandis que 35 000 personnes ont été déplacées selon l’ONU. En tout, près de 400 000 personnes affectées par le cyclone ont besoin d’aide humanitaire. Le gouvernement malgache a lancé un appel à l’aide internationale, tandis que la société civile s’organise pour secourir les sinistrés. Du côté de l’Église malgache, le secrétaire de la Conférence des Évêques de Madagascar a exhorté les fidèles catholiques des différents diocèses à s’unir derrière leurs évêques en signe de solidarité.

Comment s’est concrètement mise en place cette aide ?

De nombreuses paroisses ont ouvert leurs portes pour servir d’abris aux familles déplacées. Les différentes Eglises locales de Madagascar se mobilisent derrière leurs évêques pour porter assistance aux habitants touchés par Gezani. Monseigneur Rosario Vella s’est exprimé à ce sujet à Fides, l’organe de presse des OPM. Ce missionnaire italien est l’évêque de Moramanga, un diocèse voisin de celui de Tamatave. Il a pu constater les dégâts causés par le cyclone. Les habitations qui ont été les plus endommagées sont les maisons faites d’assemblages de bois ou de tôles, tandis que les maisons réalisées en maçonnerie ont le mieux résisté. Bien que Moramanga soit éloigné de 200 kilomètres des zones les plus sinistrées, certaines églises ont tout de même été complètement détruites.

Cela n’a pas empêché ce diocèse, comme d’autres sur l’île, d’organiser des campagnes de solidarité avec les habitants de Tamatave.

C’est un beau signe de fraternité entre les différentes Églises locales, quand bien même ces dernières ne disposent que de très peu de moyens. Cela a pu se faire par l’intermédiaire des Caritas diocésaines. Cette entraide entre les différents diocèses de la Grande Île doit nous interpeller puisqu’elle est un authentique signe d’unité. Elle s’exprime également au niveau mondial, puisque les Œuvres Pontificales Missionnaires soutiennent ordinairement les Eglises locales malgaches dans leurs missions pastorales et sociales.

Ecouter le podcast

Rendez-vous mercredi 4 mars prochain pour une nouvelle chronique “Sacrée Mission”.

Retrouvez tous les podcasts de la chronique des OPM “Sacrée Mission” sur RCF Notre Dame, et en direct chaque mercredi à 6h44.

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