Mercredi 25 mars 2026, Romaric Bexon, dans sa chronique “Sacrée Mission” sur RCF Notre Dame, a développé les projets soutenus par les OPM au Gabon à l’occasion du Carême.
Pierre-Hugues Dubois : Romaric Bexon, vous revenez ce matin sur un des projets de la campagne de carême des Œuvres Pontificales Missionnaires. Il s’agit de soutenir le forage d’un puits pour les Sœurs Bleues à Ntoum, au Gabon. Pour commencer, qui sont donc ces « Sœurs Bleues » ?
Romaric Bexon : Ce sont les sœurs de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres, généralement appelées les Sœurs Bleues à cause de la couleur de leur habit. Elles ont été fondées en 1836 à Castres par sainte Jeanne-Emilie Villeneuve. Le but était d’aider les jeunes filles abandonnées. Les sœurs de Castres avaient également commencé leur apostolat en nourrissant les pauvres et les prisonniers, avec l’accord de l’administration de l’époque. En 1847, les Sœurs Bleues s’installent au Sénégal, puis deux ans plus tard au Gabon. À l’aube du XXᵉ siècle, elles essaiment en Europe du Sud et dans les Amériques à la suite des lois républicaines sur l’expulsion des congrégations. Aujourd’hui, on compte dans le monde environ 600 Sœurs Bleues réparties dans 124 communautés à travers 18 pays.
Pierre-Hugues : Comment sont-elles implantées au Gabon ?
Romaric : Au Gabon, leur présence est historique. Elles sont installées depuis 175 ans. Les 7 communautés regroupent une vingtaine de sœurs. Elles ont une place particulière dans l’enseignement catholique, notamment en maternelle et au primaire, où elles scolarisent près de 2 000 enfants dans les principales villes du pays. Au-delà de l’éducation, elles veillent au développement intégral des enfants, notamment en ce qui concerne la santé, la nutrition, la pastorale et le soutien aux familles pauvres.
Pierre-Hugues : Quels sont actuellement leurs besoins ?
Romaric : Cela fait déjà plusieurs années que la communauté des Sœurs Bleues de Ntoum au Gabon fait face à un manque d’eau potable qui touche directement leur maison de formation, située dans la banlieue de Libreville. Quotidiennement, les formatrices, novices et postulantes doivent composer avec l’absence d’accès stable à l’eau potable, qui est indispensable autant pour la vie communautaire que pour le bon fonctionnement de leur mission éducative, pastorale et sociale. Les sœurs cherchent à financer un projet de forage. Grâce à la générosité des donateurs des OPM, les jeunes femmes engagées dans un parcours de formation pourront évoluer dans un environnement sain et digne. Cela leur permettra de mener sereinement à bien les missions qui leur sont confiées.
Rendez-vous mercredi 1er avril prochain pour une nouvelle chronique “Sacrée Mission”.
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