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21 mars 2021

« Nous voudrions voir Jésus. » (Jn 12, 21)

Homélie de Mgr Colomb en ce cinquième dimanche de carême

Chers amis,

Le dessein du Père est de sauver toute l’humanité pour la rassembler en un seul peuple dont le Christ est la tête. Pour cela, Jésus donne librement sa vie et il nous invite à offrir notre propre vie afin que là où il est, c’est-à-dire auprès du Père, nous soyons aussi avec lui : « Quand j’aurai été élevé de terre j’attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12, 32). En Jésus, croyons-le, notre vie est féconde. Il n’y a pas de petites actions, il n’y a pas de peines et de souffrances inutiles, il n’y a pas d’annonce de l’Évangile inutile car tout est préparation au Royaume qui vient.

L’amour divin nous est offert, comme il est offert aussi à tous les hommes et notre mission est de faire connaître au monde cette passion de Dieu pour l’humanité. Pardonnés, réconciliés, nous le sommes pour nous-mêmes et pour notre salut mais nous le sommes tout autant pour notre frère qui ne connaît pas Dieu, qui s’est éloigné de l’Église, qui attend sur le seuil, notre frère qui a faim et soif de paix, de pardon et d’espérance, notre frère païen aussi. Nos frères, ce sont aussi les Grecs de l’évangile que lisons ce dimanche et demandent à Philippe : « Nous voudrions voir Jésus. »

Que répond Jésus à Philippe et à André qui lui transmettent cette demande des pèlerins grecs venus à Jérusalem pour la Pâque, cette demande qui est aussi la nôtre ? Il leur montre le chemin qui est le sien, le chemin de la croix : « Si le grain de blé meurt, il porte beaucoup de fruits… Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive. » (Jn 12, 24-26).

Chers amis, prenons de la hauteur, et que le Seigneur nous préserve d’une vie médiocre ! La gloire que Dieu nous propose, ce n’est pas celle des vedettes que les foules vont voir, comme les Grecs voulaient voir Jésus, la gloire qui nous est offerte c’est celle de la croix, car elle est chemin de résurrection, chemin de la vraie vie.

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