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17 février 2021

Carême : laissons-nous réconcilier avec Dieu !

Homélie du Mercredi des Cendres par Mgr Georges Colomb, Directeur national des OPM

VoicI venu le temps du carême, temps de jeûne, de prière, de partage, de confession de nos péchés, temps de surabondance de la grâce qui lave notre cœur, nos yeux et notre intelligence pour les rendre prêts à accueillir l’éblouissante lumière de Pâques, la lumière de la vraie vie !
 
1. Revenir à Dieu
Le Carême ne se lit bien qu’à la lumière de Pâques. Il nous faut parcourir la route à rebours pour bien comprendre l’importance de se reconnaître pécheur, c’est à dire de confesser nos péchés, de s’apercevoir que notre marche n’est plus éclairée par la lumière divine. Quels que soient nos péchés, il faut se mettre en chemin pour changer notre coeur. La faute des Hébreux est d’avoir douté de Dieu. La force du Christ est précisément de ne pas douter, à aucun moment, en dépit de la tentation. Le Christ, au désert, affirme, à la face du monde et à la face du tentateur, que Dieu seul est sujet de ce que nous appelons la foi. Personne d’autre, et surtout pas ces ersatz que seraient la puissance, les richesses matérielles, ou même les besoins physiologiques du corps ne sauraient l’être. Le Christ est le seul qui ne fut jamais séparé du Père. Nous, il nous faut revenir à Dieu, sans cesse, sans nous lasser, sans renoncer. Nous allons prier, jeûner, faire l’aumône. Tout le monde peut le faire, d’autres religions le recommandent. Cela ne prendra son sens authentiquement chrétien que si nous le faisons les yeux fixés sur l’infinie miséricorde de Dieu qui nous attire à lui pour nous donner part à la vie trinitaire. Oui, rien de moins que cela ! Alors, ayons le courage d’être des chrétiens, ce que nous sommes par notre baptême, pas dans un mouvement narcissique mais bien au contraire dans un mouvement d’ouverture confiante dans la miséricorde de Dieu et dans son œuvre de salut pour nous et pour notre prochain.
 
2. Pour se laisser réconcilier
Prier, jeûner, faire l’aumône, c’est indispensable car tout ceci nous inscrit, hommes pécheurs, dans la longue chaîne des croyants qui, depuis Abraham jusqu’aux disciples de Jésus, savent qu’ils ne peuvent vivre sans la miséricorde du Père. Se laisser réconcilier avec Dieu c’est se redécouvrir membre de l’Eglise qui est le corps mystique du Christ. C’est en Eglise que la réconciliation se vit car le salut qui nous est offert est donné à un peuple en marche, à l’image des Hébreux au désert, et non à des individus coupés de la vie et de leurs frères. Bien sûr, et l’Evangile de ce jour nous le rappelle, chacun de nous est appelé individuellement à entretenir le lien de confiance personnel et unique qui le relie au Père, un lien à nul autre pareil, un lien intime et vivant. Le Christ lui-même ne se retirait-il pas au désert pour prier ? C’est dans nos déserts intimes que nous allons retrouver Dieu et nous ouvrir à Lui, mais c’est en Eglise que nous pourrons vivre la triple dimension du carême – prière, jeûne et aumône.
Une longue route de 40 jours s’ouvre devant nous, afin que chacun puisse entendre l’appel pressant de Dieu « Maintenant …revenez à moi de tout votre cœur ». Dans notre marche, avec les frères que Dieu nous donne, nous serons soutenus par l’Eglise, les sacrements toujours offerts, notamment celui de la réconciliation. Oui, laissons-nous réconcilier avec Dieu, père de miséricorde qui nous offre, au bout du chemin, le salut et la résurrection dans le Christ Jésus !
 
Mgr Georges Colomb
Directeur national des OPM
 
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