Share

Projet Liban 2020

 

Cette année 2019-2020, les enfants sont invités à voyager au Liban.

Le Liban est un magnifique pays aux paysages très variés. On y trouve tantôt des régions arides, tantôt de grandes cultures, des oliveraies, des orangeraies, tantôt des vallées verdoyantes dont la fameuse plaine de la Bekaa (qui représente le 1/3 du pays avec ses 4 000 km²) entourée de deux grandes chaînes de montagnes : à l’ouest, le Mont-Liban et à l’est l’Anti-Liban.

Il est un modèle de cohabitation de 18 confessions religieuses. Leur « vivre ensemble » en paix est un exemple pour nous, même si l’équilibre reste fragile.

Au centre de Beyrouth, on aperçoit la grande mosquée et à côté le clocher de la cathédrale Saint-Georges.

Le cèdre est l’emblème national du Liban ; on le retrouve d’ailleurs sur le drapeau.

Au pays du Cèdre

Liban… Ce mot évoque la blancheur lactée des montagnes enneigées qui se dévoilent à l’horizon. Comment comprendre cet étonnant pays, minuscule confetti dans la danse obscure de l’économie et de la géopolitique mondialisées ? Superficie dérisoire contre soubresauts de l’Histoire.

Le Liban revendique le titre convoité dans la Bible de « terre du lait et du miel », terre de Canaan promise par Dieu à son peuple en exil (Ex 3, 8) ; patrie des Phéniciens, ce peuple de marins a également dominé durant des siècles le commerce méditerranéen. De telles qualités ont attisé les convoitises du monde entier : Amorrites, Perses, Grecs, Romains, Byzantins, Bédouins, Seldjoukides, croisés, Mamelouks, Ottomans, Européens, Israéliens…, tous ont cherché à installer leur zone d’influence dans ce pays qui possède non seulement des ports, des banques et des commerces, mais aussi les immenses plaines fertiles de la Bekaa irriguées par l’eau des montagnes.

Jbeil, petit port touristique, porte en lui ce poids de l’Histoire dans un étonnant melting-pot. Village de pêcheurs du Néolithique, habité de manière continue depuis plus de 7 000 ans, devenu Byblos, cité-état des Phéniciens, son nom se répand dans le monde entier en raison de son commerce. En effet, il exporte par la mer le vin et le fameux bois de cèdre…, mais aussi du papyrus importé d’Egypte. A tel point que ce papier de papyrus sera à l’origine du nom grec « biblion », « livre », puisqu’il est confectionné en feuilles « de Byblos ».

Les traducteurs grecs de la Bible hébraïque reprendront ce mot biblion pour transcrire l’hébreu séphèr qui signifie « livre ». Voilà comment est née notre Bible, le Livre !

Il y a la mer, il y a aussi la montagne. En 30 minutes, on passe de la plage aux sommets de 3 000 m… Ainsi, il est possible de skier le matin et de se baigner l’après-midi… Là-haut se trouvent les forêts de cèdres. Ce bois est particulièrement apprécié pour les constructions et entre autres il a servi pour celle du Temple de Jérusalem. Il est devenu le symbole du Liban qui, à l’exemple du cèdre, résiste à toutes les épreuves depuis des millénaires et continue à porter du fruit.

Un des grands défis de ce petit pays est l’accueil des réfugiés. Le Liban compte 4,5 millions d’habitants et se retrouve avec 2,4  millions de réfugiés (syriens et palestiniens), une situation explosive qui a entraîné bien des conflits depuis 50 ans. Alors que ce pays pourrait être un territoire de rêve, aujourd’hui beaucoup ont préféré l’exil à l’étranger : on estime que 14 millions de Libanais vivent ailleurs dans le monde (+ de 40 000 en France).

Projet des Sœurs Missionnaires du Très Saint Sacrement à Beit Hebbak 

Objectif du projet : alimentation, éducation scolaire, dispensaire et construction d’une église

Les Sœurs accueillent 1 365 élèves sur l’école et le collège… Elles prennent entièrement en charge 85 filles internes orphelines et en grande détresse familiale. Celles-ci reçoivent la nourriture, l’éducation, les soins médicaux et les médicaments…, mais également du réconfort et un soutien spirituel. Les Sœurs multiplient les initiatives pour les jeunes des 30 villages avoisinants : une école technique pour apprendre la couture, la peinture, la pâtisserie, l’informatique, les langues, un dispensaire et bientôt une immense église pour que les célébrations n’aient plus lieu dans la cour de l’école !

Une école, véritable oasis d’amour et de paix dans un quotidien difficile aux lendemains incertains

L’école se trouve dans les montagnes surplombant Jbeil, à Beït Hebbak. Devant la porte d’entrée, une statue du Christ, les bras grands ouverts, vous accueille. Ici se trouve la maison-mère des Sœurs Missionnaires du Très Saint Sacrement, une communauté nouvelle créée au Liban en 1966.

Sœur Mona-Marie, la Mère supérieure et responsable du projet, est une femme pétillante, entreprenante, qui jongle avec les multiples activités et qui cherche en permanence des aides, car le défi s’est corsé depuis quelques mois : le gouvernement a décidé en 2018 d’augmenter le salaire des professeurs de l’enseignement privé… Les aides sont promises…, mais n’arrivent pas, et les écoles ferment les unes après les autres.

La dizaine de Sœurs qui entourent Sœur Mona-Marie, dont Sœur Gladys, la responsable des écoles, ainsi que le personnel éducatif n’en sont pas pour autant découragés et l’aident à accompagner et soutenir tous les jeunes qui leur sont confiés.

Les nombreuses épreuves sont balayées par la joie communicative des enfants. A peine arrivés dans la cour de récréation, revêtus de l’uniforme de l’école, voilà qu’ils se mettent à entonner des « Je vous salue, Marie » en arabe ! La Sœur explique que la plupart des enfants sont musulmans. Pour les cérémonies religieuses ou les prières, il n’y a pas d’obligation de participer. Mais ici, tout le monde prie ensemble, fait le signe de croix et chante les prières chrétiennes… Tous apprennent le respect et les valeurs pour bien vivre ensemble.

Notre aide est une petite goutte d’eau dans l’immense besoin de ces écoles, mais elle est rejointe par de nombreuses autres gouttes d’eau qui formeront le torrent qui irriguera ces projets. Puisse notre aide et nos prières permettre à cet établissement scolaire animé par les Sœurs Missionnaires du Très Saint Sacrement de continuer à soutenir, apaiser, protéger tous les enfants qui y trouvent réconfort et éducation.

Une institution accueillante

Sœur Mona-Marie (Mère supérieure et responsable du projet) et Sœur Gladys (responsable des écoles) ainsi que le personnel éducatif portent le projet tous ensemble.

A l’école, les enfants portent un uniforme. Ils sont accueillis tels qu’ils sont et les musulmans sont bien intégrés également. Ils apprennent le respect et les valeurs pour bien vivre ensemble. Pour les cérémonies religieuses ou les prières, il n’y a pas d’obligations de participer.

 L’Enfance missionnaire

 Une partie des enfants est membre de l’Enfance Missionnaire. Chaque semaine, ils se retrouvent pour prier et rendre des services dans l’école ou le village (prier, se préparer pour les sacrements, partager, jouer, organiser des festivités dans le collège). Ils participent à l’action des Chanteurs à l’étoile. Ils aident d’autres enfants plus démunis qu’eux. Ils s’engagent également auprès d’autres associations comme Caritas et construisent des maisons pour sourds-muets.

« Ils portent dans leur cœur le désir d’être des témoins de l’Amour de Dieu et d’en rayonner chaque jour. »

A regarder aussi :

Un école pour enfants handicapés…

 Prière à Notre-Dame du Liban        

Notre-Dame du Liban,

Vierge Marie,

Toi qui as veillé sur Jésus,

     Toi qui as veillé sur les apôtres et l’Église naissante,

   Veille aujourd’hui encore sur tes enfants.

Retour aux projets

Print