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24 mai 2021

Ouzbékistan : Une manière originale et efficace d’évangéliser selon le charisme de Don Bosco  

Depuis quelques mois, des prêtres argentins ont la responsabilité d’une des cinq paroisses de l’administration apostolique d’Ouzbékistan. Ils s’efforcent de faire de l’enclos paroissial un « lieu de rencontre, de connaissance, de jeu, de relations humaines et de socialisation positive » dans lequel se vit « la joie de l’annonce de l’Évangile », comme une oasis de chrétienté au milieu de cette ancienne république soviétique !  

Église Saint Jean-Baptiste

Une toute petite communauté catholique à faire revivre   

L’Ouzbékistan est un grand pays d’Asie centrale, autrefois membre de l’URSS. Principalement musulman sunnite, il y subsiste une très petite communauté catholique, à peine 3000 personne. Ce sont les rares descendants de travailleurs polonais, lituaniens ou allemands ainsi que d’expatriés, notamment de Corée du Sud.  

À Samarcande, la seule église catholique est l’église Saint Jean-Baptiste, construite au début du vingtième siècles. Pendant longtemps, cette paroisse était dépourvue de prêtre permanent Il y a quelques années, deux missionnaires argentins s’y sont installés. Le père Ariel Alvarez Toncovich et le père Paolo Giacinti sont membres de l’Institut du Verbe Incarné, une société de vie apostolique fondée en Argentine il y a 40 ans, et présente sur les cinq continents.   

Le charisme de cette communauté est inspiré de Saint Jean Bosco, par sa proximité avec les jeunes. En arrivant en début d’année à Samarcande, les pères de l’Institut du Verbe Incarné ont redynamiser l’activité pastorale qui avait été interrompue. En effet, quelques catholiques ne venaient que pour les rares offices dominicaux, tandis que la majorité avaient perdu tout lien avec la paroisse.  

Créer du lien par le sport  

Très créatifs, ils ont compris qu’un moyen de faire revenir les familles catholiques à la paroisse était de redonner vie à cette dernière, notamment par les activités sportives. À côté de l’église SaintJeanBaptiste, il y avait un grand espace vide. Les missionnaires argentins ont alors décidé d’y installer des cages de football, un filet de volleyball et des paniers de basketball.  

Ainsi, par le jeu, les enfants et jeunes catholiques ont pu inciter leurs familles à réinvestir l’espace paroissial. On voit ici la marque de Saint Jean Bosco qui disait que « pour se rapprocher des plus jeunes, il faut leur donner quelque chose à faire : la prière doit être l’activité principale, mais pas exclusive ».  

Une opportunité d’évangéliser  

Ce terrain de sport initialement dédié aux paroissiens est même devenu un lieu d’apostolat : le père Alvarez l’explique ainsi : « il y a quelques jours, des garçons noncatholiques nous ont demandé de jouer au basket. Nous avons accepté et c’était l’occasion de leur parler et de faire leur connaissance. Probablement, dans d’autres situations, cela ne représenterait qu’une petite chose, mais pour nous, c’est une très belle opportunité de connaître les enfants, de passer du temps avec eux, d’éduquer et d’évangéliser ».  

Le développement d’une vie communautaire saine, autour de la prière et d’activités ludo-éducatives est en lui-même un témoignage. Saint Jean-Paul II citait le Saint Concile dans sa lettre encyclique Redemptoris missio(n°42) : « La première forme de témoignage est la vie même du missionnaire, de la famille chrétienne et de la communauté ecclésiale, qui rend visible un nouveau mode de comportement ».  

 

Lire la dépêche de l’agence Fides : ASIA/UZBEKISTAN – An oratory, a place of knowledge and proclamation of the Gospel – Agenzia Fides 

 

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