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7 juillet 2020

Des aides issues du fonds spécial des Œuvres pontificales missionnaires très attendues au Bénin, à Madagascar et au Sénégal

Au Bénin, une Eglise engagée mais démunie

Le Bénin a enregistré les premiers cas de Covid-19 en mars et, comme dans d’autres parties du monde, la pandémie a provoqué de profonds changements au plan social, économique et sanitaire, avec des conséquences y compris psychologiques, créant un climat d’angoisse et de peur. Le gouvernement a adopté des mesures nécessaires à contenir la pandémie, y compris l’isolement et la fermeture des lieux de culte et des écoles, interdisant toute activité et toute réunion.

 

L’Eglise s’est engagée dès le début à être proche des souffrances des hommes et à chercher à répondre à leurs besoins. La prolongation dans le temps de cette situation critique a cependant épuisé les disponibilités économiques des diocèses et paroisses qui ont demandé l’aide du fonds d’urgence institué par le Pape François près les Œuvres pontificales missionnaires afin de soutenir les Eglises des territoires de mission face à l’urgence représentée par le Covid-19 (voir actualité du 6/4/20). Les aides envoyées aux diocèses leur permettront par suite de continuer leur œuvre d’assistance et d’évangélisation.

 

Le Diocèse d’Abomey a demandé une aide pour les activités de prévention et d’assistance au profit des enfants vulnérables suivis dans les centres diocésains et des enfants et des adultes touchés par les effets du Covid-19 dans les divers secteurs pastoraux. Le diocèse de Dassa Zoumé doit pourvoir à la subsistance des prêtres et des opérateurs pastoraux dont se chargeaient les paroisses. Ces dernières n’ayant plus la possibilité de le faire à cause de la fermeture des églises, il n’y a plus de collecte d’offrandes. En outre, de nombreuses personnes sont restées sans travail et la Caritas a pris en charge un certain nombre de personnes âgées confinées chez elles.

Dispositif de lavage des mains dans la rue au Bénin pour contrer la propagation du coronavirus.

Au sein du diocèse de Djougou, priorité écoles catholiques. Les parents d’élèves ne sont plus en mesure de payer les frais de scolarité.  Ils ne peuvent d’ailleurs plus pourvoir aux besoins de base de leurs familles. Le diocèse de Lokossa est quant à lui un diocèse rural qui manque des infrastructures fondamentales et la pandémie n’a évidemment pas arrangé le problème. Aujourd’hui les caisses sont vides, au sens strict, et les membres du personnel n’ont plus de salaire depuis des mois.

La population de Natitingou a reçu la première annonce de l’Evangile en 1941. Fervente dans la foi et constituée d’agriculteurs, d’éleveurs et de petits artisans, elle vit cependant elle aussi dans des conditions précaires. Les prêtres et les instituts religieux qui collaborent à l’Evangélisation sont désormais privés de moyens de subsistance.

 

Au sein du diocèse de N’Dali, l’Eglise locale pourvoit d’une part à l’aide alimentaire par l’intermédiaire de la distribution de mais, de riz, de sorgo, et d’autre part soutient financièrement des orphelinats, des personnes âgées et des enfants vulnérables.

Le soutien des séminaires et des écoles catholiques est urgent au sein du diocèse de Parakou, alors qu’à Porto Novo, ce sont les structures paroissiales, les prêtres et les communautés religieuses qui se trouvent dans une situation difficile.

 

Madagascar, les pièges de la drogue et de la délinquance

A Madagascar, au sein du diocèse d’Ambanja, les aides du fonds des Œuvres pontificales missionnaires sont destinées au soutien du système scolaire. L’environnement est rural et les jeunes quittent rapidement l’école car les familles manquent des moyens financiers nécessaires pour payer leurs frais de scolarité). Ainsi ils basculent dans la drogue et de la délinquance et les grossesses non désirées. Le diocèse a répondu comme il a pu à cette situation en construisant au fil des années différentes écoles, de la crèche au lycée, pour assurer une éducation au plus grand nombre possible de jeunes. Cependant, suite à la pandémie, la situation de cette année scolaire est catastrophique. Nombreux sont ceux qui ont abandonné l’école et il faut soutenir les enseignants qui se trouvent actuellement privés de salaires.

 

Sénégal, les paroisses n’assurent plus les besoins fondamentaux

 

L’archidiocèse de Dakar, au Sénégal, compte une population essentiellement pauvre, de bas niveau social, constituée d’agriculteurs, de pêcheurs et d’ouvriers. Dans presque toutes les Paroisses sont présentes des structures éducatives et sanitaires qui offrent un service fondamental à la communauté. Les deux centres d’accueil destinés aux enfants et les activités de réflexion spirituelle et sociale pour les jeunes sur l’après Covid-19 ont besoin d’aide.

©TV5mondeInfo

Aux adversités climatiques des années précédentes se sont ajoutées les conséquences de la pandémie, rendant ainsi la situation toujours plus difficile. Il est donc nécessaire de soutenir les activités d’évangélisation, les équipes de prêtres et de catéchistes pour qu’ils poursuivent leur mission dans ce contexte.

Dès maintenant, soutenez le fonds d’urgence du Pape !

Image mise en avant ©Flickr

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