Share
9 septembre 2020

Dernier jour de la grande neuvaine à Pauline Jaricot

Nous arrivons au terme de notre neuvaine missionnaire mais il n'est pas trop tard pour prendre le temps de méditer ces petites phrases dans notre cœur.

S’inspirant des écrits de Pauline Jaricot, figure créative de l’Église universelle, s’unissant à ses prières et imitant son attitude, nous pouvons aujourd’hui, dans la grâce de l’Esprit Saint, participer au réveil missionnaire de notre pays et collaborer à l’évangélisation jusqu’au bout du monde ! 

Ô Jésus, Sauveur des âmes,

Nous ne sommes que des poussières,

Mais nous sommes assoiffés de votre amour.

Ô Jésus, nous sommes entourés d’un monde qui attend la Source vive.

Nous voulons nous mettre à votre service

En n’ayant d’autres moyens que votre bonté et votre miséricorde.

Ô Jésus, vous pouvez choisir des puissants et des sages.

Ils auront certainement des calculs et des plans.

Nous, nous ne comptons que sur votre charité.

Ô Jésus, du haut du Ciel, jetez un regard sur vos pauvres serviteurs.

Nous voulons être l’instrument de votre Providence au service de la mission.

Guidez nos pas, enflammez nos prières, transformez nos paroles et nos actes.

Pour que le monde croie et soit sauvé.

Amen

D’après une prière de Pauline Jaricot

 

Propager l’Evangile !

Avec son regard de foi, éclairée par la Révélation, Pauline Jaricot fait un constat qui peut nous paraître sévère… 

Elle se reconnaît « poussière », une pauvre servante, ni sage ni puissante ! La conscience de sa petitesse ne la fait pas pour autant sombrer dans la passivité, le découragement ou la fausse humilité. Elle proclame une vérité fondamentale : je suis créée par Dieu et toute ma vie dépend de sa bonté. Ici son esprit d’enfance nous paraît plus grave… Mais ce réalisme s’ouvre sur l’action de grâce. Puisque nous sommes si peu, presque rien, notre seul appui est l’Amour de Dieu, notre secours est dans le nom du Seigneur ! 

Reconnaître son humilité est une vérité qui libère

Pauline observe et affirme encore que le monde attend, que le monde est asséché et qu’il a soif ! Son regard, illuminé par son espérance et sa charité, ne condamne pas le monde qui l’entoure. C’est son monde ! Elle perçoit ses pauvretés, son éloignement de Dieu… Pourtant nous sentons qu’elle ne désespère pas. Le monde n’est pas perdu ! Le sort n’est pas jeté car Dieu est miséricorde ! 

Forte de ces deux vérités, Pauline Jaricot a le courage et l’audace de se tourner vers le Christ. 

Jésus est la source vivante et vivifiante !

Quelle audace ! Quoique poussière, elle veut abreuver ! Quoique pauvre, elle veut servir ! Sûre de sa petitesse et de son impuissance, elle désire pourtant être l’instrument de la Mission. 

La source et le feu sont l’image d’une puissance qui se propage, qui se diffuse, qui s’étend, se divulgue et rayonne. Une puissance qui transforme, qui peut apporter la mort, mais surtout qui donne vie ! Ce mouvement, cette vie, cette propagation c’est la mission de l’Eglise : annoncer l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre

Pauline Jaricot nous ouvre la voie, elle veut être et sera une âme de feu ! Enflammée d’amour pour le monde parce que Dieu l’aime. Prophète au XIXe siècle, elle nous est donnée aujourd’hui en exemple par l’Eglise qui la reconnaît Bienheureuse. Sa fougue se communique, elle nous transmet sa flamme, l’Esprit Saint, car nous sommes aussi faits « pour aimer et agir ». Notre cloître c’est le monde !

Écoutons l’appel du Seigneur qui nous envoie évangéliser : « pour que le monde croie et soit sauvé » !  Prions la vénérable Pauline Jaricot pour que notre réponse soit aussi : 

Me voici, envoie-moi !

Jésus a vainement crié aux hommes de notre siècle ce qu’il avait dit avec une si véhémente expression de charité à la Samaritaine : Ah ! si vous connaissiez le don de Dieu et qui est Celui qui vous demande à boire… Ô hommes, si vous connaissiez celui qui vous a dit sur la croix : « J’ai soif », non seulement vous lui donneriez votre cœur dont il est altéré, mais vous lui demanderiez  les eaux de son cœur plein de charité. Alors seulement serait calmée pour toujours la soif que vous avez d’être heureux.

Lettre de Pauline du 1er mai 1837

 

Prions le Christ…

Seigneur Jésus, je connais ma faiblesse et je suis sûr de ta miséricorde. Allume en moi le feu de ton Amour et fais de moi un missionnaire qui propage ton Évangile ! 

 

Vous pouvez redécouvrir cette neuvaine quand vous voulez en rejoignant notre communauté de prière sur Hozana !

Print